Le désendettement engagé par le gouvernement, à travers le remboursement des emprunts et autres arriérés, se poursuit dans le pays. L’objectif clairement affiché par les autorités est d’améliorer la stabilité économique en réduisant les obligations financières, notamment externes. À ce titre, pas moins de 136 milliards de FCFA ont été réglés pour le seul mois de juin 2024, comme l’a indiqué le ministère en charge des Comptes publics. Ce montant est largement supérieur aux 34 milliards de FCFA remboursés à fin avril, témoignant d’une certaine constance dans les efforts de désendettement.
Les questions d’endettement et de désendettement sont cruciales en cette période de transition. Elles occupent à juste titre l’espace économique, d’autant que l’exécutif entend déployer simultanément son plan national de développement pour plus de 3696 milliards de FCFA et vient de finaliser le rachat des actifs du pétrolier Assala pour plus de 636 milliards de FCFA. La stratégie de désendettement du gouvernement semble toutefois très claire : apurer au maximum les arriérés de dette, notamment extérieure. C’est ce qui est actuellement en cours.
La DGCPT apure 136 milliards de FCFA de dette
En juin, plus de 136 milliards de FCFA ont été apurés par la direction générale de la comptabilité publique et du trésor (DGCPT). Cette somme s’ajoute aux règlements effectués jusqu’à présent, portant le total des décaissements sur ce poste depuis septembre à plus de 857,92 milliards de FCFA, dont 616,87 milliards de FCFA en capital et 241,05 milliards de FCFA en intérêts. Ces efforts considérables sont d’autant plus notables que, parallèlement, des subventions sur les carburants et les produits de première nécessité ont été accordées pour lutter contre la vie chère.
Réduction de l’endettement
Dans le même temps, les tirages sur financement extérieur ont également fait un bond, atteignant 453,92 milliards de FCFA, comme l’a récemment souligné le ministère de l’Économie et sa direction générale de la dette. Cette stratégie du gouvernement a permis de réduire le niveau d’endettement de plus de 2 %, faisant passer le stock de la dette publique de plus de 7136 milliards de FCFA à fin décembre 2023, à moins de 6990 milliards de FCFA. Cet effort de réduction est significatif, surtout compte tenu des nombreux défis auxquels nos autorités doivent faire face actuellement.


