Le jeune TikTokeur gabonais ayant fait parler de lui à travers une vidéo où il prétendait posséder deux hectares de chanvre et qu’il vendait sur tout le territoire national, vient de quitter le champ de culture du gombo pour l’espace prison.
En effet, ce qui constituait une simple dérision pour interpeller les autorités publiques à mettre des véritables politiques d’accompagnement pour les jeunes entrepreneurs dans le développement de leurs activités génératrices de revenu s’est transformée en roman policier. Le jeune est passé du statut de planteur de gombo à celui de fugitif le plus recherché du pays pour finir sur celui de prévenu. Le crime? Une blague, osée sur la vente du chanvre indien.
Une arrestation que certains dans l’opinion qualifient d’arbitraire, qui soutiennent qu’il y a des artistes musiciens, notamment dans la jeune génération qui font dans l’incitation à la consommation de toute sorte de drogues, au braquage, au viol sinon à toutes les formes de violences possibles qui ne sont pas du tout inquiétés.
Maintenant que les Forces de police ont annoncé son arrestation le 23 août dernier, le pays tout entier fait face à un dilemme entre tradition juridique et liberté d’expression avec le nouvel ordre mondial qu’offre le numérique. Cette affaire questionne le vide juridique existant dans la régulation des réseaux au Gabon (les limites de l’humour et la loi au Gabon).
Toutefois, le nom du jeune tiktokeur, planteur n’a pas été révélé, il est affectueusement appelé par certains le tiktokeur du chanvre depuis la publication de sa vidéo sur le sujet.
Une publication, qui bien que manifestement satirique, a attiré l’attention des autorités gabonaises, qui ont lancé un avis de recherche à son encontre. La Préfecture de Police de Libreville a donc annoncé, ce vendredi, son arrestation via sa page Facebook, remerciant les citoyens ayant contribué à sa localisation.
