Près de six mois après l’annonce de ce qui se présentait alors comme la solution miracle aux problèmes de délestage de la SEEG, c’est à dire, la signature d’un contrat avec Karpowership devant aboutir à la livraison d’une centrale flottante, celui-ci pourrait passer de solution miracle à fiasco. Et pour cause, une possible rupture de contrat par les autorités de la transition est désormais envisageable de même que la possibilité de voir certaines personnes autour de ce dossier inquiétées.

Les administrateurs provisoires de la SEEG chercheraient, selon Africa Intelligence paru le 28 octobre dernier, à se débarrasser de la patate chaude qu’est le contrat signé avec l’entreprise turc Karpowership. Seulement, 6 mois après, le moins que l’on puisse dire est que la centrale flottante qui devait résoudre les problèmes de délestage dans le grand Libreville, est visiblement “dans l’eau”. Une situation qui susciterait l’assentiment des autorités de la transition.

Ce retard à l’allumage, aurait d’ailleurs conduit les membres du CTRI par le canal des généraux Jean-Félix Akaga et Dieudonné Pongui, de convoquer au siège de la SEEG une réunion d’urgence avec participation des dirigeants de Karpowership. Ces derniers auraient été incapable de justifier ce retard. Néanmoins, la raison officiellement invoquée est un désaccord sur l’avancement des frais.

Face à cette épineuse situation, la marge de manœuvre du Gabon se trouve hautement limitée, d’autant plus que la solution de la rupture du contrat ne peut être envisageable car celle-ci pourrait donner la possibilité à l’entreprise turc de saisir la chambre de commerce de Paris. Cette hypothèse serait davantage coûteuse pour l’État gabonais.

Dès lors, des questions se posent sur l’entourage de ce contrat, notamment le ministre de l’énergie Jeannot Kalima. Premièrement, un calcul inscrit dans le contrat qu’il a signé fait mention de la vente future de l’électricité à 123 francs CFA/kWh, contre 55 francs aujourd’hui. Ce qui se présente plus comme un problème qu’une solution à portée sociale. Mais le même contrat met des risques potentiels de procès à l’international sur le Gabon.

Résultats, Jeannot Kalima se retrouverait dans le viseur de la Direction générale des recherches (DGR). Celle-ci s’intéresse aux conditions de cette signature jugées précipitées et cela, malgré les méfiances et réticences exprimées par le ministre du Budget et des Comptes publics.

Alors qu’une expertise interne à la société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) faisait état que les délestages étaient dûs à la saison sèche et à la diminution du débit d’eau, et surtout que depuis le retour des pluies la situation s’est considérablement améliorée, il semble que faire preuve de prudence aurait été plus sage.

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