Le silence du Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) est de plus en plus assourdissant au regard de sa longue absence. En effet, voici déjà deux mois et trois jours que les Gabonais n’ont plus vu le Colonel, Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi dans son exercice de porte-parole communiquer à propos de son actualité ou même sur des sujets qui seraient actuellement brûlants. A l’exemple des délestages à répétition occasionnés par la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), les accusations de muselage des partis politiques au profit des myriades d’associations qui naissent chaque jour avec pour seul et unique objectif soutenir le président de la transition, Brice Clotaire Nguema portées par les leaders politiques.

L’information que nous avons sur la dernière communication du porte-parole du CTRI, le Colonel, Mamfoumbi Mamfoumbi date du 7 décembre 2024, à Paris à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de l’église Notre Dame. C’est en marge de cette cérémonie qu’il avait fait lecture du communiqué numéro 068 portant mise en place de la Commission nationale pour l’élaboration de l’avant-projet du Code électoral. Depuis lors, plus rien au compteur de la part du CTRI, pourtant l’actualité, ce n’est pas ce qui manque dans ce pays à l’heure actuelle.

Les questions visant à comprendre ce qui se passe sont nombreuses. Le CTRI serait-il devenu ces derniers mois trop suffisant au point de penser qu’il n’a plus rien à dire ou justifier aux yeux Gabonais qui le regardent et attendent de lui des explications face aux différentes situations que le pays traverse? Ou bien ce dernier serait-il en train de préparer une communication qui aurait l’effet d’une bombe atomique?

Ou alors, doit-on penser que le silence du comité serait dû aux préparatifs liés à l’organisation de la prochaine élection présidentielle prévue le 12 avril 2025? Et se concentre sur la performance de son futur candidat ? Le comité pense-t-il que communiquer en ce moment serait nuisible à la stratégie de campagne de son candidat à l’élection présidentielle? C’est autant de questions que de nombreux Gabonais se posent au vu du silence observé depuis deux mois.

Il est évident que les populations auraient bien voulu voir le comité se prononcer sur la sortie de certains hommes politiques qui ont dénoncé le nouveau code électoral qui permet désormais que les corps habillés et les magistrats de se porter candidat sans se défaire de leurs apparats. Et certains hommes politiques qui manquent de respect à l’autorité du président de la Transition, le qualifiant élégamment de tricheur et de manipulateur de l’opinion.

Ces populations auraient souhaité que ledit comité se prononce sur la situation de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) qui la met dans une angoisse permanente depuis plusieurs semaines.

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