Il avait adhéré au Parti Gabon du Progrès par convenance au contexte, en prélude notamment à l’élection présidentielle d’août 2016. Sa défaite contestée durant tout le mandat d’Ali Bongo n’a rien changé. Fatigué de prêcher dans le désert et à court d’inspiration, le fils d’Omboue a fini par disparaître de la scène politique. On l’a revu récemment grâce à Oligui Nguema et son Dialogue national inclusif. Président de la plateforme, Coalition pour la nouvelle République, il n’est plus du même avis de certains de ses compagnons de lutte qui dénoncent les dérives des militaires qui gèrent la Transition.
On est tenté de dire que cette démission est un non événement. Mais les adeptes des sensations fortes diront tout de même qu’il s’agit de Jean Ping, celui qui avait grâce au statut de candidat unique de l’opposition Gabonaise, a fait énormément douter Ali Bongo Ondimba. Dans son adresse au président du Parti Gabonais du Progrès, il a dit quitter le parti pour des raisons de « convenance personnelle ».
On comprend bien qu’il ne s’agit pas de conviction politique. Jean Ping, désormais proche soutien du général président Oligui Nguema ne compte pas s’aligner aux directives d’un parti politique à l’approche de la présidentielle d’avril 2025. Dans le PGP, il n’a pas montré une grande implication. D’ailleurs, son nom ne figurait pas sur l’organigramme du parti. C’est donc un membre de façade qui va certainement trouver sa route ailleurs.
