L’opinion publique gabonaise est divisée concernant la situation de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils Noureddin Bongo Valentin. Certains segments expriment un soutien marqué, notamment à travers une campagne numérique lancée par les partisans de la famille Bongo qui dénoncent leur détention comme « arbitraire et illégale » et réclament leur libération, qualifiant leur emprisonnement de « prise d’otage » politique. Cette campagne utilise les réseaux sociaux avec des hashtags tels que #FreeNoureddinandSylvia et interpelle la communauté internationale, y compris des personnalités influentes, pour faire pression en faveur de leur libération.

D’un autre côté, une partie de l’opinion publique et les autorités insistent sur le fait que cette affaire est strictement judiciaire et non politique, soulignant la gravité des accusations portées contre eux, notamment blanchiment, détournement de fonds et usage de faux. L’ancien porte-parole de la présidence avait rappelé que le dossier est entre les mains de la justice et que l’ancien président Ali Bongo n’est pas poursuivi, ce qui tend à légitimer la procédure judiciaire en cours.

Par ailleurs, les avocats de Sylvia et Noureddin dénoncent des conditions de détention difficiles et un silence complice de la France, ce qui alimente aussi un débat sur le respect des droits humains dans cette affaire, renforçant la polarisation auprès des populations.

L’opinion publique gabonaise oscille entre un soutien à la famille Bongo, perçue par certains comme victime d’une répression politique, et une acceptation ou un soutien à la démarche judiciaire menée par les autorités de transition, avec une forte attention médiatique et politique sur cette affaire qui va, à en croire les adeptes de justice sociale, crédibiliser ou discréditer l’initiative du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) au soir de l’élection présidentielle d’août 2023.

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