Face aux nombreux dysfonctionnements enregistrés lors du premier tour des élections législatives tenu le 27 septembre, le ministère de l’Intérieur a décidé de renforcer le dispositif électoral en modifiant la composition de plusieurs commissions électorales locales.


‎Dans un contexte marqué par des critiques de l’opposition et d’observateurs sur la gestion du scrutin, Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, a signé l’arrêté n°043/MISD visant à remplacer six présidents de commissions électorales clés à travers le pays.

‎Les ajustements concernent notamment la commission électorale du cinquième arrondissement de Libreville, celle du deuxième arrondissement à Owendo, ainsi que celle du premier arrondissement de Ntoum, où figure la candidate Camélia Ntoutoume Leclercq. Par ailleurs, dans les départements de Lékoni-Lékori et de la Douigny, situés respectivement dans les provinces du Haut-Ogooué et de Nyanga, les présidences ont aussi été renouvelées.

‎Cette opération apparaît comme un signal fort de l’exécutif pour réaffirmer son contrôle sur l’organisation du scrutin et apaiser les tensions provoquées par les nombreux problèmes du premier tour : ouverture tardive des bureaux, pénurie de matériel électoral, ainsi que controverses autour des listes électorales.

‎Le second tour, prévu pour le 11 octobre, s’annonce comme un test décisif tant pour la crédibilité du processus que pour la stabilité politique du pays. Reste à voir si ces mesures ponctuelles seront suffisantes pour garantir un scrutin transparent et si les responsables des fraudes du premier tour seront réellement poursuivis en justice.

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