L’affaire GAP-Pêche continue de faire grand bruit. Réunis en conférence de presse ce 7 octobre courant, dix responsables de coopératives ont ouvertement accusé l’ancienne direction générale du projet, conduite par Herman Omanda, d’avoir instauré un système de gestion «  obscur et inéquitable  ».


‎Ces accusations concernent notamment la non-restitution de recettes estimées à plus de 2,7 millions de FCFA et une répartition jugée injuste des bénéfices : 40% pour les pêcheurs contre 60% pour la direction.

‎Les plaignants évoquent en outre des salaires exorbitants au sein de l’équipe dirigeante et pointent du doigt l’absence de versement à la Banque des crédits à l’Économie du Gabon (BCEG), ce qui compromettrait le remboursement des prêts alloués.

‎Face à ces manquements, le Ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue a pris la décision de suspendre l’ancien DG et de réorganiser la gouvernance du projet. Une mesure saluée par le collectif, qui appelle à un nouveau départ, fondé sur la transparence et la participation équitable des pêcheurs.

‎ » Nous n’abandonnerons pas ce projet. Nous le défendrons comme la prunelle de nos yeux  », ont déclaré d’une même voix les représentants, déterminés à redonner aux pêcheurs gabonais la place centrale qu’ils méritent dans un secteur stratégique trop longtemps dominé, selon eux, par des intérêts privés ou étrangers.

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