Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la célèbre radio Africa N°1 renoue avec son histoire. À Libreville, le siège historique de la station, longtemps à l’abandon, fait l’objet d’une vaste opération de réhabilitation. Le chef de l’État entend ainsi redonner vie à un fleuron du patrimoine médiatique gabonais, jadis considéré comme l’une des grandes voix de l’Afrique francophone.
Fondée en 1981, Africa N°1 a marqué des générations d’auditeurs à travers le continent. Sa ligne éditoriale panafricaine et sa rigueur journalistique en avaient fait un symbole d’ouverture et d’identité culturelle. Mais des difficultés financières et de gouvernance l’avaient progressivement réduite au silence.
Aujourd’hui, la station réapparaît sur la fréquence 94.5 FM à Libreville, une renaissance saluée par ses anciens auditeurs et présentée par les autorités comme un signal fort du retour à la fierté nationale.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de “refondation des institutions” engagée par Brice Clotaire Oligui Nguema depuis son arrivée au pouvoir. Le président gabonais multiplie les projets de restauration des symboles du pays : médias, entreprises publiques et bâtiments emblématiques font l’objet de programmes de modernisation. Une manière, pour lui, d’incarner la méthode Oligui Nguema, fondée sur la rigueur, la transparence et la reconstruction d’un État fort.
Au-delà du symbole, la relance d’Africa N°1 traduit une ambition plus large : repositionner le Gabon comme un acteur central de la communication en Afrique centrale. En redonnant vie à cette voix historique, le chef de l’État veut faire du pays un pôle de rayonnement culturel et médiatique.
Un message politique autant que symbolique : celui d’un Gabon qui se reconstruit, et d’une Afrique qui retrouve confiance en sa propre parole.
