Le chef de l’État gabonais préside, ce jeudi 23 octobre, un Conseil des ministres présenté comme l’un des plus importants depuis le début de la Transition. Des annonces majeures sont attendues, sur fond de critiques croissantes contre la lenteur administrative.

Presque un an après avoir pris les rênes du pays à la suite du renversement d’Ali Bongo Ondimba, le général Brice Clotaire Oligui Nguema semble décidé à accélérer le tempo. Selon plusieurs sources proches du Palais du Bord de Mer, le président pourrait profiter du Conseil des ministres convoqué ce jeudi pour réaffirmer son autorité et remobiliser une administration jugée encore trop hésitante.

« Le président souhaite des résultats visibles et concrets », confie un conseiller ministériel. « Il estime que certaines réformes tardent à se matérialiser, alors que les attentes sociales sont fortes. »

Entre impatience et exigence de résultats

Depuis plusieurs semaines, Brice Oligui Nguema multiplie les signaux d’impatience. Le chef de l’État, qui s’était engagé à restaurer la discipline et la transparence dans la gestion publique, redoute une érosion de la dynamique qui avait marqué les premiers mois de la Transition.
Dans les cercles du pouvoir, certains parlent d’un « Conseil de vérité », voire d’un « recadrage » destiné à sanctionner les lenteurs ou les manquements constatés dans l’exécution des décisions gouvernementales.

Des rumeurs de remaniement administratif circulent depuis plusieurs jours dans la capitale. « Le chef de l’État veut un appareil exécutif à son image : rigoureux, rapide et tourné vers l’action », glisse une source au sein de la présidence.

Un Conseil sous haute surveillance

Ce Conseil des ministres intervient dans un contexte social et économique exigeant.
La population, confrontée à la hausse du coût de la vie et à des inégalités persistantes, attend des mesures concrètes pour améliorer son quotidien.
Les partenaires internationaux du Gabon, eux, suivent avec attention l’évolution de la Transition, dont les contours politiques et institutionnels restent encore à préciser.

Le communiqué final, attendu dans la soirée, devrait apporter des éléments de réponse. Mais pour beaucoup d’observateurs, Brice Oligui Nguema joue une part de son crédit politique : entre la volonté de réforme et la nécessité de résultats, le général-président tente de trouver un équilibre délicat entre autorité et efficacité.

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