Le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, entend s’attaquer à la vie chère. Avec la création de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG), le chef de l’État promet une baisse des prix des produits de première nécessité dès le début de l’année 2026. Une initiative à la fois économique et sociale, visant à restaurer le pouvoir d’achat des ménages.

Un plan d’action contre l’inflation

Depuis plusieurs années, les Gabonais sont confrontés à une hausse continue du coût de la vie. Riz, sucre, huile, farine, lait ou matériaux de construction : les produits de base ont connu une envolée des prix qui pèse lourdement sur les foyers.
Face à cette situation, le président Brice Oligui Nguema a décidé d’agir en lançant la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG), un instrument conçu pour réguler le marché et garantir des prix plus stables.

La structure, placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, aura pour mission d’acheter, de stocker et de distribuer les produits essentiels sur tout le territoire. En supprimant plusieurs intermédiaires et en regroupant les commandes, elle espère obtenir des tarifs préférentiels auprès des fournisseurs internationaux, afin de répercuter directement ces gains sur les prix à la consommation.

« L’objectif est simple : faire baisser les prix durablement, pour que chaque Gabonais sente la différence dans son panier », indique un responsable du ministère de l’Économie.

Un dispositif à portée sociale et politique

Pour le chef de l’État, cette mesure va au-delà de la simple régulation économique. Elle vise à rendre du pouvoir d’achat aux Gabonais, dans un contexte où le mécontentement face à la vie chère s’est accentué.

La CEAG devrait permettre une meilleure maîtrise des circuits d’approvisionnement, souvent dominés par des pratiques spéculatives. Les ménages y verront un allègement de leurs dépenses, tandis que les commerçants bénéficieront d’une plus grande stabilité des prix et d’un approvisionnement régulier.

Un modèle de partenariat public-privé

La Centrale d’Achat du Gabon prend la forme d’une société d’économie mixte, détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des opérateurs privés nationaux. Ce modèle hybride vise à associer la rigueur de la gestion publique et la souplesse du secteur privé, afin d’assurer efficacité et transparence.

« C’est une mesure de justice sociale et d’équilibre économique », estime un membre du gouvernement, convaincu que cette réforme contribuera à réduire les inégalités régionales et à restaurer la confiance entre l’État et la population.

Des résultats attendus dès 2026

Les premières importations réalisées par la CEAG sont prévues avant la fin de l’année 2025.
Si le calendrier est respecté, la baisse des prix devrait être visible dès janvier 2026 sur les étals des marchés et dans les supermarchés.

Cette initiative marque une évolution notable de la politique économique gabonaise, désormais orientée vers une régulation active des prix et un soutien direct au pouvoir d’achat.

La méthode Oligui Nguema : rigueur et pragmatisme

Depuis son arrivée au pouvoir, Brice Oligui Nguema a multiplié les initiatives pour redresser les équilibres économiques du pays et renforcer la souveraineté nationale.
Avec la CEAG, le président de la transition entend donner un contenu concret à sa promesse de gouvernance pragmatique, fondée sur des résultats tangibles.

Cette réforme, si elle est menée à bien, pourrait devenir l’un des symboles de son action : un État qui régule, protège et agit au service du citoyen, dans une logique d’efficacité économique et de cohésion sociale.

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