Brice Oligui Nguema s’est exprimé devant Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Libreville, et son discours n’a laissé aucune place au doute. Le président gabonais a dénoncé l’état dans lequel, selon lui, l’ancien régime a laissé les finances du pays. Entre dettes et opacité, il a voulu dresser un tableau sans concession de la période Bongo.
Il a cité nommément Ali Bongo, Sylvia Bongo et leur fils Noureddin, les accusant d’avoir contribué à l’effondrement des finances publiques avant de s’installer à Londres pour échapper à la justice. Des propos particulièrement directs, d’autant plus frappants qu’ils ont été tenus en présence d’un chef d’État étranger.
Le président gabonais a insisté sur la poursuite des procédures judiciaires visant l’ancien clan présidentiel. Pour lui, le pays doit comprendre l’origine de ses difficultés pour pouvoir avancer. La justice apparaît comme le pilier d’une reconstruction politique qu’il veut exemplaire.
Face à Macron, Brice Oligui Nguema a demandé une coopération judiciaire renforcée entre les deux pays. Son objectif : récupérer les biens supposément détournés et restaurer les finances publiques. Une demande qui donne une dimension internationale à une affaire déjà très sensible.
Cette déclaration montre un président déterminé à solder le passé. En dénonçant publiquement l’ancien régime et en interpellant directement la France, Brice Oligui Nguema veut montrer qu’il entend gouverner avec fermeté et transparence, tout en réaffirmant sa proximité avec ses partenaires internationaux.
