Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a réitéré, lors du Conseil des ministres du 4 décembre 2025, sa détermination à engager le pays dans une lutte plus ferme contre les pratiques de corruption et les insuffisances qui affectent l’administration publique. Devant les membres du gouvernement, le chef de l’État a dressé un tableau sans indulgence de la situation, rappelant l’urgente nécessité de restaurer la confiance des citoyens.
Le président a souligné la persistance d’obstacles majeurs, malgré les engagements pris en 2023 dans le cadre de la refondation nationale. Selon lui, l’immobilisme et la prééminence d’intérêts personnels continuent de freiner les réformes censées transformer en profondeur la gestion publique.
Face à ce constat préoccupant, Oligui Nguema a annoncé des mesures d’une rigueur inédite. Les audits des finances publiques seront renforcés et toute défaillance administrative fera l’objet de sanctions immédiates. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de responsabiliser chaque acteur de l’appareil gouvernemental.
Le président a également dénoncé l’attitude de certains collaborateurs d’anciens ministres qui tardent à transmettre les dossiers nécessaires à la continuité du service public. Une situation qu’il qualifie de contraire à l’éthique républicaine et aux principes de neutralité de la fonction publique.
Pour de nombreux observateurs, le discours de Brice Oligui Nguema pourrait marquer le début d’une nouvelle phase de gouvernance au Gabon. La réussite de cette offensive dépendra toutefois de la capacité des institutions à traduire ces engagements en actions concrètes et durables.


