Le président de la transition gabonaise, Brice Oligui Nguema, engage une nouvelle étape dans la refonte fiscale du pays avec la création d’une taxe forfaitaire d’habitation applicable dès 2026. Adoptée en Conseil des ministres, la mesure concerne l’ensemble des logements professionnels et résidentiels, à l’exception des zones rurales durant la phase initiale.
Présentée comme un outil de modernisation de la politique fiscale, la taxe sera prélevée mensuellement via les factures d’électricité. La SEEG, la Société d’énergie et d’eau du Gabon, a été désignée comme opérateur chargé de la collecte, afin d’assurer un dispositif centralisé et difficilement contournable.
Le gouvernement place cette réforme dans le cadre du pacte fiscal républicain, destiné à élargir l’assiette fiscale et renforcer l’équité contributive. Les autorités affirment que ce mécanisme permettra de mieux financer les politiques publiques, notamment dans un contexte de réduction des recettes pétrolières.
Selon le porte-parole du gouvernement, Nadine Nathalie Awanang Anato, le rendement attendu pour la première année d’application est de 2,8 milliards de FCFA, soit environ 4,2 millions d’euros. Un chiffre ambitieux, qui témoigne de la volonté de réorienter le modèle économique.
Pour Brice Oligui Nguema, cette taxe incarne l’effort d’un État en transition cherchant à rétablir une gestion budgétaire plus prévisible et à sécuriser ses ressources internes afin de réduire sa dépendance aux fluctuations du marché pétrolier.


