Au Gabon, le président Brice Oligui Nguema a lancé une action spectaculaire visant à réparer ce que beaucoup considéraient comme une injustice prolongée : la suspension des allocations sociales depuis 2017. Avec le déblocage de 6 milliards de francs CFA, la CNSS peut enfin procéder au paiement de milliers de dossiers en attente.
Les bénéficiaires concernés racontent au Parisien des années de frustration, d’incertitudes et parfois de détresse. Retraités, mères de famille et ayants droit avaient été laissés sans réponse pendant des années, malgré leurs cotisations régulières. La nouvelle décision présidentielle apparaît ainsi comme un geste de réparation morale autant que financière.
Les montants débloqués permettent un règlement immédiat de plusieurs catégories de prestations : 4 milliards pour les allocations de vieillesse, 2 milliards pour la maternité, et près de 240 millions pour les survivants et les cotisations à rembourser. Pour de nombreuses familles, ces versements changent la perspective d’un quotidien économiquement difficile.
Du côté des autorités, on insiste sur la nécessité de réformer durablement la gestion de la sécurité sociale. La CNSS a amorcé une restructuration interne, avec une meilleure certification des dossiers et une volonté affirmée d’éviter la répétition des erreurs du passé. Le gouvernement assure que l’objectif est désormais d’offrir un service plus rapide, plus fiable et plus transparent.
Avec cette décision, Brice Oligui Nguema entend montrer que l’État gabonais peut tenir ses engagements et se rapprocher concrètement des réalités vécues par les citoyens. Pour beaucoup, cette mesure marque une étape importante vers un pays où les droits sociaux ne sont plus une promesse, mais un acquis.


