Au Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé d’agir avec fermeté contre les dysfonctionnements administratifs. Suite à une inspection inopinée menée le 15 décembre 2025 dans les locaux du ministère de la Fonction publique, il a ordonné, lors du Conseil des ministres du 18 décembre, le limogeage complet du cabinet du ministre concerné. Cette décision vise à éradiquer le laxisme qui mine l’administration publique.
Parmi les hauts fonctionnaires touchés par ces mesures, le Secrétaire général, le colonel Jonas Sambi, et son adjoint, Elie Christian Aghoma Molombo, ont été suspendus sur-le-champ. Cette suspension s’étend également à plusieurs directeurs généraux, dont Edith Kombila à la tête de la Fonction publique et Jean Mabicka responsable des Archives et de la Documentation. Le président entend ainsi imposer une discipline stricte.
Brice Oligui Nguema, qui dirige le pays depuis la Transition, réaffirme par ces actions sa politique de tolérance zéro. Les suspensions concernent aussi Jacques Ada, en charge de la Gestion des personnels et du Contentieux, ainsi que Zeinabou Mbourouba pour le Recrutement. Teclaire Mekui Owono, directrice de la Communication, complète la liste des cadres mis à l’écart jusqu’à nouvel ordre.
Cette purge inédite s’inscrit dans un vaste programme de réforme de l’État, où la fonction publique est vue comme un pilier central. Les observateurs soulignent que ces mesures pourraient signaler un durcissement du régime transitoire, visant à restaurer l’efficacité et l’exemplarité au sein des institutions gabonaises.
En suspendant ces responsables, Brice Oligui Nguema envoie un message clair aux autres ministères : la rigueur administrative n’est plus négociable. Cette initiative pourrait inspirer d’autres actions similaires, renforçant l’image d’un leader déterminé à transformer la gouvernance au Gabon.


