Au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema frappe fort. Dès l’installation du nouveau gouvernement, il impose à ses ministres un calendrier strict : une feuille de route détaillée sur les cent premiers jours, avec des résultats attendus rapidement.
Le message est sans détour. Il ne s’agit plus de communiquer, mais d’exécuter. Le chef de l’État veut des actions concrètes, visibles et mesurables, dans un pays où l’impatience sociale reste forte après la Transition.
Cette stratégie vise à éviter l’enlisement souvent observé en début de mandat. Les ministres n’ont plus le luxe du temps : chaque retard, chaque blocage devra être justifié et corrigé.
Concrètement, chaque département devra présenter un plan d’actions sous trente jours. À soixante jours, un contrat de performance viendra encadrer les engagements pris, avec des rapports réguliers pour suivre l’avancement des projets.
Avec cette méthode, Brice Oligui Nguema impose un nouveau standard politique. Dans la Ve République, la survie ministérielle dépendra désormais des résultats, et non de l’exposition médiatique.
