Dans une Afrique où le recours au FMI est devenu quasi structurel, le Gabon fait figure de cas particulier. Sous l’impulsion de Brice Oligui Nguema, le pays ne figure pas dans le top 10 des États africains les plus endettés auprès de l’institution financière internationale.
Cette situation repose sur une réalité simple : depuis 2018, Libreville n’est plus engagé dans un programme actif avec le FMI. À l’inverse, 48 pays africains ont mobilisé au total 42,2 milliards de dollars, traduisant l’ampleur des besoins de financement sur le continent.
Le classement de février 2026 met en lumière une forte concentration de la dette. L’Égypte domine avec près de 9 milliards de dollars, suivie par la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Ghana. Derrière eux, d’autres pays comme le Cameroun ou l’Éthiopie poursuivent leurs programmes sous condition de réformes.
Pour le Gabon, la priorité n’est pas d’éviter toute dette, mais d’en garantir la soutenabilité. L’indicateur clé reste le poids du service de la dette sur les ressources publiques, un élément central de la stratégie budgétaire définie pour 2026.
Mais cette position reste fragile. Entre nécessité de financer le développement et volonté de préserver ses équilibres, le pays pourrait renouer avec le FMI dans les prochains mois. L’enjeu pour Brice Oligui Nguema est clair : conserver une marge de manœuvre sans compromettre l’avenir économique.
