Sous l’impulsion de Brice Oligui Nguema, le Gabon a soldé en décembre 2025 l’ensemble de ses dettes envers ses partenaires multilatéraux. Ce geste réinstalle le pays dans une trajectoire de normalisation financière après une période de tensions de trésorerie.
Le paiement d’environ 17 millions de dollars effectué in extremis symbolise la priorité donnée à la crédibilité de la signature gabonaise. Il garantit la poursuite des relations avec des bailleurs essentiels au financement des infrastructures.
Cependant, la dégradation de la note souveraine intervenue au même moment révèle un décalage entre la réalité des comptes et la perception du risque. Pour Libreville, il s’agit d’un choc d’image plus que d’un problème de solvabilité immédiate.
Ce phénomène s’explique par la temporalité des notations, qui intègrent avec retard les événements récents. Les décisions prises fin 2025 n’ont pas encore pleinement irrigué les modèles d’évaluation.
Le défi de Brice Oligui Nguema est donc d’inscrire cet effort dans la durée afin que la trajectoire de rigueur soit reconnue, ouvrant la voie à un accès plus favorable aux financements internationaux.
