La visite présidentielle dans les fermes de BTF Farming (Malibé 2), Ethia et Frères, Rogers, AGRIVERT, JRO Farmers (zone des PK) et la SMAG marque un tournant majeur dans la politique économique du Gabon. En mobilisant près de 2,7 milliards FCFA, Brice Clotaire Oligui Nguema ne se contente pas de soutenir des exploitations : il restructure une filière entière, appelée à devenir un pilier de la souveraineté alimentaire nationale.

Pendant des années, la production locale de volaille est restée marginalisée par l’arrivée massive de produits importés à bas coût. Pourtant, les entrepreneurs visités par le président ont démontré qu’un savoir-faire local existe, mais qu’il est bridé par le manque d’accès au capital, aux infrastructures modernes et aux chaînes de transformation.

En ciblant des acteurs comme AGRIVERT ou SMAG, qui disposent déjà d’une organisation semi-industrielle, le pouvoir opte pour une stratégie d’accélération plutôt que de dispersion. L’objectif est clair : faire émerger, en quelques années, des groupes capables d’alimenter durablement le marché gabonais et de réduire drastiquement les importations.

Les financements accordés par la BCEG, jusqu’à 1,5 milliard FCFA pour AGRIVERT, et entre 200 et 400 millions pour les autres fermes, créent un environnement inédit pour l’agro-business gabonais. Avec un taux de 4 % et un différé de remboursement, l’État partage le risque entrepreneurial pour provoquer un saut de productivité.

Cette politique fait de l’aviculture un outil de transformation économique, sociale et territoriale. Pour Brice Oligui Nguema, produire du poulet local n’est plus un simple enjeu agricole : c’est un acte de souveraineté nationale.

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