Au Gabon, la crise scolaire dure malgré une proposition financière majeure du gouvernement. Un accord négocié en janvier prévoit une enveloppe de 16 milliards FCFA destinée à intégrer de nouveaux enseignants, payer ceux qui travaillaient sans salaire complet et régulariser des milliers de situations administratives en attente. Un plan présenté comme l’un des plus importants efforts budgétaires récents en faveur de l’éducation.

Dans le détail, l’État s’engage à mettre immédiatement en solde tous les diplômés des écoles normales ENS et ENSET, à verser les pré-salaires de 1 810 enseignants bénévoles et à régulariser 4 000 dossiers bloqués. Ces mesures répondent à des revendications anciennes et visent à stabiliser durablement le système éducatif.

Mais un point bloque tout : un audit du fichier des enseignants. Le gouvernement veut vérifier les matricules et s’assurer que chaque bénéficiaire correspond à un poste réel avant de verser les fonds. Objectif affiché : éviter les paiements indus et assainir la gestion des effectifs.

Cette exigence est rejetée par une partie des syndicats, qui refusent de signer le protocole avec cette condition. Résultat : les discussions stagnent et la reprise des cours reste incertaine.

Sur le terrain, ce sont surtout les familles qui subissent les conséquences. Les élèves accumulent du retard, et l’inquiétude grandit face au risque d’une année scolaire fortement perturbée si aucun compromis n’est trouvé rapidement.

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