Un an après son accession à la magistrature suprême, Brice Clotaire Oligui Nguema fait du pouvoir d’achat un axe prioritaire de son action. Le samedi 25 avril, à Libreville, l’ouverture du Méga Marché de la Centrale d’Achat du Gabon, au stade d’Angondjé, marque le lancement opérationnel d’un dispositif présenté comme une réponse directe à la vie chère.
L’initiative a été officiellement mise en œuvre par le ministre de l’Économie, Thierry Minko, qui pilote ce mécanisme visant à encadrer les prix des produits de première nécessité. Selon les données communiquées, la centrale permet une baisse moyenne de 20 % sur un panier ciblé de biens essentiels.

Dans le détail, les réductions concernent des produits au cœur de la consommation quotidienne. Le sac de riz de 44 kg passe de 25 000 à 20 900 FCFA, celui de 10 kg de 7 500 à 5 900 FCFA. La boîte de lait d’un kilogramme recule de 1 250 à 950 FCFA, traduisant une volonté de toucher des postes alimentaires structurants.
Les conserves et produits transformés enregistrent également des baisses significatives : la sardine de 125 g est proposée à 275 FCFA contre 350 FCFA auparavant, le spaghetti de 500 g à 350 FCFA contre 450 FCFA, et la tomate en conserve de 400 g à 440 FCFA contre 600 FCFA sur le marché classique.

Les produits carnés et d’entretien ne sont pas en reste. Les cuisses de poulet de 10 kg passent de 11 000 à 9 900 FCFA, tandis que la javel de 5 litres chute de 2 200 à 1 600 FCFA. Pour l’exécutif, cette centrale d’achat constitue un levier concret pour ancrer la politique sociale dans le quotidien des Gabonais.


