Libreville peut-elle devenir l’un des centres névralgiques de la diplomatie africaine et francophone ? C’est en tout cas la vision portée par Brice Oligui Nguema, qui a exprimé, lors de l’inauguration du Palais des Congrès, son souhait d’y accueillir deux événements majeurs : le sommet de l’Union africaine en 2027 et celui de la Francophonie en 2030.

Face à ses homologues africains présents pour l’événement, le président gabonais a insisté sur la qualité de l’infrastructure, estimant que le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba répond désormais aux exigences internationales. Un argument stratégique, dans un contexte où les pays africains investissent massivement dans des équipements capables d’attirer des événements d’envergure.

Cette ambition s’inscrit dans une logique plus large de soft power. En accueillant de tels sommets, le Gabon renforcerait sa visibilité, attirerait investisseurs et partenaires, et consoliderait son image de pays stable et ouvert. L’enjeu est autant politique qu’économique.

Cependant, la concurrence est rude. Plusieurs capitales africaines disposent déjà d’une expérience solide dans l’organisation de grands sommets internationaux. Pour Libreville, il ne s’agira pas seulement de disposer d’une infrastructure moderne, mais aussi de démontrer sa capacité logistique, sécuritaire et organisationnelle.

La démarche de Brice Oligui Nguema traduit néanmoins une volonté claire : inscrire le Gabon dans les circuits décisionnels africains et francophones. Si ces sommets venaient à s’y tenir, ils marqueraient un tournant dans la diplomatie gabonaise et dans l’attractivité du pays.

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