Le numérique s’impose comme l’un des nouveaux champs de bataille de la réforme de l’État gabonais. Lors d’une audience accordée à la nouvelle direction de la Direction générale des Impôts, le président Brice Oligui Nguema a placé la digitalisation au cœur de sa stratégie de modernisation des finances publiques.
Face à Edith Laure Mbiguidi Oyaya et à son équipe, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre en place un système intégré permettant de renforcer la traçabilité des opérations fiscales. L’ambition est de réduire les lourdeurs administratives tout en améliorant l’efficacité de la collecte des recettes.

La nouvelle Directrice générale des Impôts a, pour sa part, présenté un programme axé sur la performance. Celui-ci prévoit notamment une extension de l’assiette fiscale, un meilleur suivi des contribuables et une modernisation des mécanismes de recouvrement afin d’augmenter durablement les ressources de l’État.
Dans un contexte où de nombreux pays africains cherchent à réduire leur dépendance aux revenus extérieurs, Libreville entend faire de la fiscalité un moteur de souveraineté économique. Les autorités estiment que des finances publiques plus solides permettront d’accompagner les grands projets de développement engagés depuis la transition.

Le président gabonais a conclu en appelant les responsables de l’administration fiscale à inscrire leur action dans une logique de résultats. Pour lui, la réussite de cette réforme constituera un indicateur majeur de la capacité de l’État à moderniser son fonctionnement et à répondre aux attentes des citoyens.


