L’heure n’est plus à la contestation mais à la construction. Devant le Parlement réuni en Congrès, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la volonté de son pays de respecter la décision de la Cour internationale de Justice tout en poursuivant le dialogue avec la Guinée équatoriale sur l’avenir de la zone de Mbanié.
Le jugement rendu à La Haye en mai 2025 a attribué à la Guinée équatoriale la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga. Cette décision a mis fin à un litige ancien qui constituait l’un des principaux différends territoriaux en Afrique centrale. Pour les deux États, elle marque la fin d’une longue période d’incertitude diplomatique.
En acceptant le verdict, Libreville cherche également à consolider sa crédibilité sur la scène internationale. Les autorités gabonaises estiment que le respect des mécanismes juridiques internationaux renforce la confiance des partenaires étrangers et confirme l’attachement du pays aux principes du règlement pacifique des conflits.
Le dossier Mbanié ne se limite cependant pas à une question de frontières. Les eaux environnantes représentent un enjeu stratégique majeur en raison de leur potentiel halieutique et énergétique. La stabilité juridique issue de la décision de la CIJ pourrait favoriser une meilleure valorisation de ces ressources et encourager des projets communs entre les deux voisins.
Dans cette perspective, les discussions engagées entre Libreville et Malabo visent à définir les contours d’une coopération renforcée. Les deux gouvernements souhaitent faire émerger un modèle de partenariat capable de transformer un ancien sujet de discorde en facteur d’intégration régionale et de prospérité partagée.


