Une panne qui se transforme en affaire judiciaire. Après plusieurs jours de perturbations touchant les achats d’unités EDAN, la Société d’énergie et d’eau du Gabon estime que les défaillances observées ne relèvent pas d’un simple problème technique mais pourraient résulter d’un sabotage ciblé de ses systèmes informatiques.
Depuis le 15 juin, les abonnés prépayés ont rencontré d’importantes difficultés pour recharger leurs compteurs électriques. Cette situation a provoqué une vive colère dans plusieurs villes du pays, où des familles et des activités économiques se sont retrouvées confrontées à des coupures prolongées faute de pouvoir acquérir des unités.
Face à la crise, le directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, est intervenu publiquement pour reconnaître les difficultés rencontrées et présenter les excuses de l’entreprise. Il a assuré que les services étaient progressivement rétablis grâce à la mobilisation continue des équipes techniques.
Mais le point central de son intervention concerne les conclusions préliminaires des investigations internes. Selon lui, des éléments techniques sérieux tendent à démontrer l’existence d’actes de malveillance visant les infrastructures numériques de l’entreprise. Une situation jugée d’autant plus grave qu’elle intervient alors que l’État multiplie les investissements destinés à améliorer l’approvisionnement énergétique national.
La direction annonce désormais une double réponse. D’une part, des mesures commerciales comprenant remboursements et compensations pour les abonnés. D’autre part, une réponse judiciaire avec le dépôt d’une plainte et la transmission des preuves recueillies aux autorités compétentes. La SEEG affirme également vouloir renforcer durablement la résilience de ses systèmes critiques.


