À Yamoussoukro, chaque étape du déplacement de Brice Oligui Nguema racontait un morceau de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Le président gabonais a consacré sa journée du 5 août à la mémoire de Félix Houphouët-Boigny et à la découverte de la basilique Notre-Dame-de-la-Paix. Accompagné de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, il a parcouru plusieurs lieux emblématiques de la capitale politique ivoirienne avant de lancer un appel à l’unité des peuples africains.

Au mausolée de Félix Houphouët-Boigny, l’atmosphère était à la solennité. Face au caveau du premier président de la Côte d’Ivoire, Brice Oligui Nguema a déposé une gerbe de fleurs puis s’est recueilli aux côtés de son épouse. Reçu par les autorités locales et les chefs traditionnels, il a rendu hommage à un homme d’État dont le nom reste associé à l’indépendance ivoirienne, à la recherche de la stabilité et à une certaine conception du dialogue en Afrique.

Le couple présidentiel a ensuite visité les appartements et le bureau de l’ancien dirigeant, des espaces restés chargés de souvenirs politiques et personnels. Ce passage au cœur de l’univers de Félix Houphouët-Boigny a permis à la délégation gabonaise de mesurer l’empreinte laissée par celui qui a dirigé la Côte d’Ivoire pendant plus de trois décennies. Pour Brice Oligui Nguema, cette mémoire doit continuer d’inspirer les relations entre les pays du continent.

Le président gabonais a rappelé à cette occasion la proximité entre Libreville et Abidjan. Il a remercié Alassane Ouattara pour son invitation aux festivités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance et confirmé la participation active du Gabon. Des officiers généraux formés en Côte d’Ivoire ainsi que des représentants des peuples autochtones gabonais doivent notamment prendre part aux cérémonies, offrant une image à la fois institutionnelle et culturelle du pays.

Dernière halte : la basilique Notre-Dame-de-la-Paix, immense édifice religieux devenu l’un des symboles de Yamoussoukro. Après une visite guidée, Brice Oligui Nguema a inscrit quelques mots dans le livre d’or, formulant le souhait de voir les peuples rester unis par la fraternité et la solidarité. Entre hommage aux anciens, recueillement spirituel et message politique, le président gabonais a utilisé cette journée pour rappeler que les relations africaines se construisent aussi autour d’une histoire, de symboles partagés et d’une mémoire commune.

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