En restaurant Sainte-Marie, Libreville ne récupère pas simplement une cathédrale : elle retrouve l’un de ses marqueurs religieux et historiques majeurs. Après quinze mois de fermeture et de travaux, l’édifice a rouvert ses portes vendredi 14 août 2026, lors d’une cérémonie à laquelle ont participé Brice Clotaire Oligui Nguema et son épouse. Le chantier avait été engagé à la suite d’un sinistre ayant affecté le site, avant de prendre l’ampleur d’une réhabilitation plus globale destinée à offrir une nouvelle jeunesse au monument.
Pour l’Église catholique gabonaise, l’enjeu était considérable. Sainte-Marie n’est pas une paroisse comme les autres : elle constitue l’église mère de l’archidiocèse et de l’Église catholique au Gabon. Sa fermeture avait par conséquent une portée qui dépassait le fonctionnement ordinaire d’un lieu de culte. La réhabilitation répondait à une double nécessité : rendre l’espace de nouveau opérationnel pour les célébrations et préserver un élément du patrimoine national dont l’histoire est étroitement liée à l’implantation et au développement du catholicisme dans le pays.

Cette cérémonie aura également été celle de Brice Oligui Nguema. Le président gabonais s’est vu décerner la médaille de la Cathédrale pour son implication dans la réalisation des travaux. La distinction met en lumière le rôle joué par la présidence dans l’aboutissement d’un chantier devenu symbolique. Elle intervient dans un contexte où le chef de l’État multiplie les inaugurations et réouvertures d’infrastructures, en associant régulièrement ces opérations à la restauration du patrimoine et à la valorisation des institutions historiques du pays.

Après quinze mois de silence cultuel, Sainte-Marie retrouve donc sa fonction première, mais dans un édifice profondément rénové. La réouverture permet à l’Église de reprendre possession d’un centre névralgique de sa vie religieuse tout en préservant un patrimoine ancien pour les générations futures. En étant distingué à cette occasion, Brice Oligui Nguema lie également son action à la sauvegarde d’un monument qui dépasse le seul cadre confessionnel et occupe une place singulière dans l’histoire gabonaise.


