Une flamme transmise à Libreville et, derrière le symbole, un message politique : toute transition doit avoir une issue. Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu le président de la transition bissau-guinéenne, Horta Inta-A Na Man, pour une visite de travail placée sous le signe du retour à l’ordre constitutionnel. Accueilli avec les honneurs militaires, le dirigeant de Guinée-Bissau a été invité par son homologue gabonais à s’inspirer de l’expérience institutionnelle conduite récemment au Gabon.
Pour Oligui Nguema, le succès d’une transition se mesure à sa capacité à respecter ses engagements. Le chef de l’État gabonais a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir un calendrier précis, d’organiser des élections transparentes et de créer les conditions d’un retour durable aux institutions civiles. Il a également mis en garde, en filigrane, contre le risque de voir une période exceptionnelle s’installer dans la durée au détriment de la stabilité du pays.

Tous les regards se tournent désormais vers les prochaines échéances bissau-guinéennes. Un référendum constitutionnel doit être organisé avant la présidentielle du 6 décembre prochain. Pour Libreville, réussir ces rendez-vous électoraux est indispensable afin de rétablir la confiance politique, rassurer les partenaires étrangers et créer un environnement plus favorable au développement économique. Le Gabon promet ainsi de rester aux côtés de Bissau pendant cette phase décisive.

La coopération ne devrait cependant pas s’arrêter à la politique. Horta Inta-A Na Man souhaite travailler davantage avec le Gabon sur la protection de la biodiversité, les questions climatiques et la formation professionnelle des jeunes. Les deux pays ont promis d’intensifier les échanges entre leurs gouvernements. En soutenant ouvertement cette transition jusqu’aux élections, Brice Oligui Nguema cherche à faire de l’expérience gabonaise non plus seulement une séquence nationale, mais une référence diplomatique susceptible de peser dans les recompositions politiques africaines.


