Un potentiel de 65 millions de barils
Les compteurs pourraient fortement accélérer au large du Gabon. BW Energy a découvert une nouvelle accumulation d’huile sur la structure Hibiscus, dans le permis Dussafu Marin situé au large de Mayumba. Le forage a révélé une colonne d’huile d’environ 16 mètres et l’opérateur évalue le potentiel géologique à un maximum de 65 millions de barils d’huile en place.
Attention toutefois : ces 65 millions de barils ne constituent pas encore des réserves entièrement disponibles. Une partie seulement pourra être techniquement et économiquement récupérée. BW Energy devra affiner ses données, mesurer les performances du réservoir et comparer les coûts de développement aux revenus attendus avant d’arrêter un plan d’exploitation définitif.
Deux nouveaux puits, 9 500 barils par jour
L’entreprise travaille déjà sur le forage de deux puits additionnels. Leur apport pourrait atteindre environ 9 500 barils par jour, avec près de 12 millions de barils de réserves complémentaires à la clé. En mobilisant les infrastructures déjà présentes à Dussafu Marin, BW Energy chercherait à accélérer la mise en production tout en limitant le poids des nouveaux investissements.
La production actuelle du permis avoisine 30 000 barils quotidiens. Avec les différents projets envisagés, elle pourrait grimper jusqu’à 50 000 barils par jour, soit 20 000 barils supplémentaires et une hausse proche de 67 %. Cette évolution ferait de Dussafu Marin l’un des principaux leviers de progression de la production pétrolière gabonaise.
Une bonne nouvelle potentielle pour le budget gabonais
Davantage de pétrole signifie potentiellement davantage de recettes pour l’État, mais le montant réel ne peut pas encore être calculé. Il dépendra du rythme de production, des dépenses engagées, de la part revenant contractuellement au Gabon et des fluctuations du prix du baril. Les prochains forages devront confirmer si Hibiscus peut tenir ses promesses et devenir, au-delà de l’annonce spectaculaire, un véritable accélérateur de revenus pour l’économie nationale.
