La protection du réseau électrique s’impose comme un autre front pour la SEEG. Alors que l’entreprise doit assurer la continuité de la distribution, elle annonce que six de ses postes ont été forcés et saccagés sur deux jours dans le Grand Libreville. Le bilan communiqué atteint 117 fusibles volés dans les quartiers Louis, Bas de Gué-Gué, Haut de Gué-Gué et Kalikak, après plusieurs épisodes similaires au cours des dernières semaines.
L’opérateur condamne fermement des actes qu’il qualifie de criminels et souligne leur impact sur la population. Des centaines de foyers, de commerces et de services sont plongés dans le noir, selon son communiqué. Ces dégradations ajoutent aux difficultés de fourniture électrique une contrainte liée à la sécurité des installations, avec des conséquences directes sur les usagers des zones concernées.
Pour les équipes techniques, les vols modifient les conditions du rétablissement. Avant de remettre les postes en service, il faut remplacer le matériel manquant et sécuriser les accès endommagés. Les interventions ne portent donc plus seulement sur l’alimentation électrique, mais aussi sur la réparation des dégâts provoqués par les intrusions. Aucun délai global de retour à la normale n’est annoncé.
La SEEG dit collaborer avec les autorités pour identifier les responsables. À ce stade, le communiqué ne fait état d’aucune arrestation et ne précise pas la destination du matériel dérobé. L’entreprise appelle néanmoins les usagers à refuser tout achat d’équipements électriques de provenance douteuse et rappelle que le recel peut entraîner des poursuites, plaçant ainsi la question de la revente au cœur de son message de prévention.
La vigilance demandée aux habitants doit enfin permettre de repérer rapidement les sites compromis. Toute porte forcée ou présence suspecte peut être signalée au 077 64 91 08 ou au 077 37 49 28, auprès de la Cellule Anti-Fraudes. La SEEG insiste sur l’interdiction d’approcher ou de pénétrer dans un poste : protéger ces infrastructures suppose aussi d’éviter qu’une dégradation matérielle se transforme en accident humain.


