Le 12 septembre dernier restera dans la mémoire collective comme une date majeure dans la quête de solutions définitives pour sortir de la crise de gestion de la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dont les répercussions dans les foyers se passent de tout commentaire. Le président de la Transition a reçu tous les cadres de ladite structure afin de décider ensemble et au plus vite ce qu’il faut faire pour redonner la sérénité à sa clientèle fidèle malgré elle dans un contexte de monopole.
Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État ,le Général Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu au Palais Rénovation les acteurs du secteur énergétique. Cette rencontre à laquelle prenaient part les membres du CTRI, le Vice-Président de la Transition, les membres du gouvernement et les cadres du secteur énergétique a été l’occasion d’évoquer la crise qui perdure dans le secteur de l’eau et de l’énergie depuis un bon moment déjà.
A l’entame de cette rencontre, le ministre de l’énergie, Jeannot Kalima a fait une présentation de la situation actuelle du service public d’eau et d’électricité, tout en évoquant les actions des autorités de la Transition ainsi que les perspectives afin de trouver des solutions définitives à la crise qui mine le secteur énergétique depuis plusieurs années.
Cette situation délétère se traduit notamment par la prolifération de la sous-traitance dont les résultats sont moins satisfaisants pour les usagers, un retard important accusé dans l’entretien des équipements techniques, l’expansion de la fraude via la mise en place de réformes mafieuses telles que le scandale sur les tickets EDAN, un important retard accusé dans la consolidation de la dette de l’État vis à vis de la SEEG, la faible pluviométrie observée depuis le début de l’année entres autres.
En réaction à l’exposé du ministre de l’énergie, Joseph Owondault Berre, actuel Vice-président de la Transition et ancien cadre de la SEEG a déclaré que l’heure était grave. Pour lui, « chaque citoyen a droit à ce service public lié à la disponibilité à l’eau et l’énergie. Ce n’est pas normal. »
Le Directeur général de la contre ingérence militaire a présenté le passif de ladite société nationale hérité par le CTRI. Un bilan négatif qui se résume principalement à une vétusté des installations et un manque criard d’entretien des équipements techniques.
