Alors que le Gabon cherche à tourner la page des abus de la dynastie Bongo, Léa Bongo Valentin s’est autoproclamée défenseuse de Noureddine Bongo Valentin, son époux incarcéré pour corruption et détournement de fonds publics. Mais cette mobilisation soulève des interrogations : son combat est-il motivé par un réel sentiment d’injustice ou par la peur de voir s’effondrer l’empire familial ?
Depuis le renversement d’Ali Bongo le 30 août 2023, la famille Bongo est sous le feu des projecteurs. Mais alors que les Gabonais saluent le « coup de la liberté », Léa semble ignorer les douleurs du peuple. Pourquoi n’a-t-elle jamais dénoncé les arrestations arbitraires ou les privations infligées à ceux qui s’opposaient au régime de son père ? Où était-elle lorsque des personnalités comme Jean Rémy Yama ou Bertrand Zibi étaient emprisonnées pour avoir osé défier la machine Bongo ?
Son plaidoyer pour Noureddine semble déconnecté des réalités. Les accusations contre son mari ne sont pas le fruit d’une vendetta personnelle, mais des faits avérés. À travers son combat, Léa cherche surtout à réécrire l’histoire, espérant effacer les responsabilités de son clan. Mais pour les Gabonais, son discours sonne creux : comment peut-elle défendre l’indéfendable après des décennies de silence complice ?


