Le ministre de la Fonction publique et ex-ministre de l’Énergie, Jeannot Kalima, se trouve sous le feu des critiques. Au centre de la controverse : le contrat signé en 2024 avec l’opérateur turc Karpowership pour pallier les défaillances énergétiques de Libreville. Selon Africa Intelligence du 21 janvier 2025, les conseillers en énergie et en économie du président Brice Oligui Nguema réclameraient des comptes sur la gestion opaque et controversée de ce partenariat.
Un choix stratégique qui divise
Karpowership, réputée pour ses navires-usines capables de produire de l’électricité rapidement, avait été choisie pour répondre à la crise énergétique du Gabon. Si cette solution semblait prometteuse sur le papier, elle s’est depuis révélée problématique. Les critiques pointent notamment des conditions contractuelles jugées floues et des coûts potentiellement exorbitants pour l’État gabonais.
Certains conseillers de la présidence estiment que ce contrat favorise disproportionnellement Karpowership, au détriment des finances publiques et des besoins à long terme du pays. Des interrogations subsistent également sur la transparence des négociations qui ont mené à cet accord.
Des pressions croissantes pour évincer Jeannot Kalima
Les conseillers économiques et énergétiques du président Oligui Nguema auraient exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une gestion hasardeuse du secteur énergétique sous la direction de Jeannot Kalima. Désormais en charge de la Fonction publique après le remaniement du 15 janvier 2025, l’ancien ministre de l’Énergie subit des pressions croissantes pour assumer la responsabilité des choix contestés liés à Karpowership.
Un avenir politique incertain
La situation de Jeannot Kalima pourrait s’aggraver si des actions concrètes sont entreprises pour réexaminer ou annuler le contrat avec Karpowership. Cette affaire, déjà largement médiatisée, ternit non seulement l’image du ministre, mais soulève aussi des questions sur la gestion globale des ressources énergétiques du pays.
Alors que les critiques fusent et que les tensions s’accentuent au sein du gouvernement, le dossier Karpowership pourrait devenir un cas emblématique des défis de gouvernance auxquels le Gabon fait face.
Un dossier à suivre de près, tant il illustre les enjeux critiques de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
