Alain Claude Bilie By Nzé, dernier Premier ministre du régime Ali Bongo, a finalement brisé le silence en annonçant sa candidature pour l’élection présidentielle du 12 avril prochain. C’est le jeudi 6 mars 2025 qu’il a officiellement retiré son dossier de candidature au siège de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections ou du référendum.

Voilà une candidature qui présente plusieurs enjeux et qui pourrait servir de baromètre clair autour du questionnement du poids politique d’Alain Bilie By Nzé. En effet, le président de la plateforme Ensemble pour le Gabon est finalement candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’existe aucune surprise dans cette annonce.

La raison de cette non-surprise est le fait que, depuis sa mise au chômage par le comité pour la transition, la restauration des institutions (CTRI) au soir du 30 août 2023, celui qui était alors Premier ministre a entamé une carrière politique dans l’opposition. Il s’est d’ailleurs récemment déclaré comme le principal challenger de Brice Clotaire Oligui Nguema.

Après une tournée nationale aux allures de précampagne électorale à l’arrière-goût d’échec, Bilie-By-Nze qui n’assume toujours pas son héritage aux affaires en jetant la responsabilité sur les autres, bah désormais se présenter au gabonais comme étant l’homme capable le président destiné de la nation pour les sept prochaines années.

Selon lui, il se présente à cette échéance électorale pour préserver la nation et l’État, qu’il décrit comme en dérive depuis la chute du régime Ali Bongo. Selon lui, après Ali Bongo, qui, comme un personnage moins sombre qu’il n’est perçu par les Gabonais aujourd’hui, il est le seul individu capable de remettre le Gabon sur les rails. Ce qui peut se présenter comme un paradoxe parce qu’il est clairement pointé du doigt par les Gabonais comme étant un des responsables de la situation dans laquelle le Gabon était au soir du 30 août 2023.

Ironie du sort, après avoir pointé du doigt le caractère désorganisé de l’opposition alors qu’il était premier ministre, il devra faire face à trois membres de la plateforme Ensemble pour le Gabon dont il est également membre. En outre, Stéphane Germain et Iloko Boussengui et Marlène Fabienne Essola tentent également de brider la magistrature suprême.

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