Dans sa quête désespérée de soutiens majeurs, le candidat Alain Claude Billie-By-Nze a clairement dans une sortie médiatique, défendu la cause d’Hervé Patrick Opiangha, président fondateur de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS), en cavale depuis plusieurs mois déjà. Une démarche inattendu, au lendemain de la validation de son dossier de candidature. On comprend bien qu’il ne s’agit pas de l’affaire en elle-même, étant donné qu’on ne l’avait pas entendu en parler depuis le début. Plusieurs mois après et à quelques semaines de l’élection présidentielle, il décide de se prononcer sur le sujet.

Porter disparu depuis plusieurs mois pour échapper à la justice, Hervé Patrick Opiangha semble s’être trouvé un nouvel avocat en la personne du néo-opposant Alain Claude Bilie-By-Nze. Après la validation de sa candidature, l’ancien Premier ministre a exigé la fin des poursuites contre l’homme d’affaires et appelé à son retour au sein de sa famille. Un véritable paradoxe lorsqu’on connaît les charges qui pèsent contre ce dernier et son désir de ne pas se présenter face à la justice de son pays.

Visiblement, Alain Claude Billy Bi Nze a décidé de s’investir dans le sensationnel à défaut d’avoir un bilan clair à présenter au gabonais. En effet, le candidat à la magistrature suprême a choisi comme nouveau refrain la défense de l’homme d’affaires Hervé Patrick Opiangha qu’il décrit comme contraint à l’exil pour sauver sa vie.

Lors de sa prise de parole pour célébrer l’acceptation et la validation de sa candidature pour la prochaine élection présidentielle, l’ancien député de Makokou n’a pas manqué de s’exprimer sur l’affaire Hervé Patrick Opiangha : « Dans le respect de l’État de droit, j’affirme en toute responsabilité que M. Hervé Patrick Opiangha doit retrouver sa famille, car il a été diabolisé et les charges fabriquées contre lui n’ont aucun fondement juridique. Il faut le libérer, il faut qu’il rentre, il faut qu’il retrouve les siens en toute sécurité », a-t-il déclaré, en s’improvisant expert en droit.

Seulement, il serait important de rappeler que les motifs pour lesquels est poursuivi le président fondateur du CF Mounana sont assez sérieux. On parle d’ailleurs de délits financiers, atteinte aux bonnes mœurs, sans parler des faits d’intimidation et de trafic d’influence. Mais pour le candidat Alain Claude Bilie-By-Nze, sans procès et sans avoir la maîtrise des éléments du dossier, il déclare d’ores et déjà l’ancien proche d’Ali Bongo innocent des faits qui lui sont reprochés.

Cette position n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que les deux hommes se sont côtoyés dans le couloir de la présidence de la République alors que Bilie-By-Nze était ministre puis Premier ministre et qu’Hervé Patrick Opiangah était un des plus proches collaborateurs d’Ali Bongo. Et cette proximité expliquerait le fait que malgré plusieurs plaintes déposées contre ce dernier sous le régime Ali Bongo, aucune n’a abouti parce qu’il y avait certainement des personnes d’influence comme l’ancien Premier ministre pour veiller au grain.

Toutefois, pour celui qui s’est souvent prévalu de faire nommer et de faire démettre des magistrats, l’opinion publique se demande toujours pourquoi il refuse de faire face à la justice s’il est aussi innocent que lui et son désormais avocat Alain Claude Bilie-By-Nze le prétendent. C’est là encore un énième combat pour une minorité au détriment de la majorité des Gabonais dans lequel s’engage l’ancien député de Makokou.

Égoïste et ne se souciant que de son bien-être personnel, il n’est pas étonnant qu’il n’éprouve aucune empathie pour les potentielles victimes, mais cherche à tout prix à protéger son clan. On ne devrait pas s’étonner aussi de le voir défendre la famille d’Ali Bongo en détention à la prison centrale de Libreville.

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