Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et acteur clé du régime déchu, tente aujourd’hui un tour de passe-passe politique aussi grossier qu’indécent. Après plus de dix ans passés aux plus hautes fonctions de l’État, il prétend soudainement vouloir “aller à la rencontre des populations” pour mieux comprendre leurs souffrances. Mais qui peut croire à une telle mascarade ? Ce n’est pas la découverte d’une réalité qu’il feint d’entreprendre, mais bien une opération de repositionnement politique, au mépris de la mémoire collective des Gabonais.
Il connaissait la souffrance du peuple, mais il n’a rien fait
Bilie-By-Nze n’a jamais été un simple spectateur du système ; il en a été l’un des principaux artisans. Ministre de la Communication, de la Culture, de l’Énergie, des Affaires étrangères, puis chef du gouvernement, il a siégé au cœur du pouvoir et a eu accès à toutes les données sur la situation sociale et économique du pays.
Ceux qui ont occupé des ministères stratégiques pendant des années ne peuvent prétendre ignorer les souffrances du peuple. Bilie-By-Nze savait que les Gabonais croulaient sous la cherté de la vie, que les hôpitaux manquaient de moyens, que les jeunes étaient sans perspectives, que la corruption gangrénait le pays. Pourtant, jamais il n’a élevé la voix contre ces injustices, jamais il n’a pris des mesures radicales pour alléger le fardeau de la population.
Alors, comment expliquer qu’un homme qui a été aux premières loges du pouvoir puisse aujourd’hui prétendre qu’il découvre la réalité du pays ? Cette soudaine prise de conscience est un affront à l’intelligence collective.
Un calcul politique sans scrupules
En vérité, cette déclaration n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite de reconquête politique. Exclu du pouvoir depuis la transition en cours, Bilie-By-Nze cherche désespérément à se repositionner en adoptant un discours de proximité, espérant que les Gabonais aient la mémoire courte.
Mais le peuple sait reconnaître les faux-semblants. Il sait que les promesses de Bilie-By-Nze ne sont que des artifices pour se replacer dans le jeu électoral. Car si cet homme avait réellement voulu améliorer le sort des Gabonais, il aurait agi lorsqu’il en avait les moyens.
Les Gabonais attendent des comptes, pas des promesses
Loin des discours convenus, le peuple attend des explications. Pourquoi Bilie-By-Nze, alors qu’il était aux commandes, n’a-t-il pas mis en œuvre les réformes nécessaires ? Pourquoi a-t-il cautionné un système qui a maintenu le pays dans la précarité ? Pourquoi n’a-t-il pas dénoncé ce qu’il prétend aujourd’hui découvrir ?
Si Bilie-By-Nze espère que les Gabonais oublieront son rôle dans leur souffrance, il se trompe lourdement. Son slogan “Osons l’espérance” sonne désormais comme une insulte à ceux qui, pendant qu’il était au sommet, luttaient chaque jour pour survivre.
