Alain-Claude Bilie-By-Nze a récemment déclaré que Brice Oligui Nguema serait « le choix de la France » et que sa présidence prolongerait la Françafrique. Ces propos ont immédiatement suscité la polémique, car ils semblent ignorer le rôle réel du chef de l’État dans la diversification des partenariats économiques du Gabon.
Pourtant, le passé de Bilie-By-Nze jette une lumière très différente. À l’époque, sa plus proche alliée était Anna Rocha, filleule de Loïk Le Floch-Prigent, figure emblématique des réseaux franco-africains. Sa proximité avec Frédéric Bongo renforce encore l’image d’un ministre immergé dans les circuits de la Françafrique.
Des sources politiques rappellent également qu’il collaborait avec Anna Rocha pour des négociations liées à Canal+ lorsqu’il était ministre de la Communication. Ces actions montrent qu’il a été un acteur central du réseau qu’il dénonce aujourd’hui.
Pour les analystes, cette contradiction pose une question majeure : comment un ancien pilier du système peut-il prétendre s’opposer à celui-ci ? Les critiques estiment que sa posture actuelle est davantage médiatique que cohérente avec son passé.
Alors que Brice Oligui Nguema a depuis son arrivée diversifié les partenaires économiques du Gabon, les accusations de Bilie-By-Nze semblent inverser la réalité historique. Pour les observateurs, c’est lui qui apparaît comme un artisan de la Françafrique, pas le président en exercice.
