Depuis le lancement du projet Taxi Gab+, une initiative présidentielle visant à offrir des opportunités d’emploi aux Gabonais, notamment aux chômeurs, Curt Myricks Fouty Obeye, directeur général de Taxi Gab+, est en première ligne pour piloter cette ambitieuse opération. Toutefois, son leadership suscite des débats quant à la gestion de la gouvernance, de la communication et aux résultats du projet.
Selon les déclarations récentes de Curt Myricks Fouty Obeye, sur les 800 chauffeurs bénéficiaires du programme, 50% sont exemplaires et respectent scrupuleusement les règles du contrat. Ces chauffeurs sont engagés, ponctuels dans leurs paiements et concentrés sur leur travail, ce qui constitue un socle solide pour le projet. En revanche, 20% des bénéficiaires ont besoin d’un accompagnement supplémentaire pour pleinement répondre aux exigences, tandis que 30% sont qualifiés de « mauvaise graine » par le directeur général. Ces derniers ne respectent pas les règles, confient leurs véhicules à des tiers, adoptent un comportement peu professionnel, et sont parfois impliqués dans des pratiques répréhensibles telles que le transport de drogues, le stationnement devant des bars ou encore le manque d’hygiène.
De même, il a exprimé son exaspération face à l’indiscipline de certains chauffeurs, notamment leur habitude de stationner devant les débits de boissons malgré une interdiction formelle. Il a même souligné que Taxi Gab+ est la société de transport la plus verbalisée pour mauvais stationnement, ce qui reflète un problème profond de civisme et de respect des règles dans ce secteur. Cette situation nuit à l’image du projet et questionne l’efficacité des mesures disciplinaires mises en place.
Malgré ces difficultés, le Directeur général de Taxi Gab+ insiste sur l’objectif du projet qui dépasse la simple mise à disposition de véhicules. Il s’agit de former de véritables entrepreneurs capables de pérenniser leur activité et de contribuer à l’économie locale. La deuxième phase du projet, qui prévoit la mise à disposition de 399 nouveaux véhicules et une extension géographique aux provinces, témoigne de cette volonté de développement et d’inclusion. Le directeur général encourage également une plus grande participation féminine, soulignant le bon comportement des femmes déjà impliquées dans le projet.
