Dans une intervention médiatique récente, Alain-Claude Bilie By Nze s’est livré à un exercice familier : celui de la critique facile, mais vide de fond. En pointant du doigt l’absence de la Cité administrative Émeraude dans la loi de finances, l’ancien Premier ministre a tenté de jeter le doute sur la légitimité du projet. Une posture qui, sous des airs de vigilance budgétaire, révèle surtout les limites d’un discours rétrograde et politicien.

Une manœuvre politicienne, pas un débat de fond

Il est pour le moins étonnant qu’un ancien chef de gouvernement puisse ignorer, ou feindre d’ignorer, les réalités du fonctionnement budgétaire de l’État. Tous les projets structurants ne figurent pas nécessairement dans la loi de finances initiale. Certains relèvent de crédits réaffectés, de financements externes, ou de régimes transitoires spécifiques — notamment dans le contexte post-coup d’État d’août 2023.

Pointer l’absence d’une ligne budgétaire comme preuve d’irrégularité, c’est réduire le débat public à des raccourcis techniques déconnectés de la réalité du terrain. Pire : c’est insinuer qu’un projet structurant, visible, actif et soutenu par les plus hautes autorités, serait illégitime — simplement parce qu’il n’apparaît pas dans un document qu’il connaît pourtant bien. Une attaque sans substance, taillée pour le buzz plus que pour la vérité.

La Cité Émeraude : réponse concrète à un besoin réel

La Cité Émeraude n’est pas un caprice de circonstance. Elle s’inscrit dans une stratégie de modernisation de l’administration publique, avec un triple objectif : regrouper les services, réduire les charges locatives, et renforcer l’efficacité de l’État. Dans un pays qui aspire à tourner la page d’une gestion fragmentée et coûteuse, ce projet est un levier majeur de transformation.

Refuser d’en reconnaître l’utilité, c’est faire preuve d’aveuglement. Le pays a besoin d’infrastructures solides, de décisions courageuses et de ruptures claires avec les lenteurs et gaspillages du passé. La Cité Émeraude est un symbole fort de cette ambition. Elle traduit une volonté politique de rompre avec l’improvisation et l’inaction d’hier.

L’ancien pouvoir face à ses propres silences

Plutôt que de questionner ce qui se construit aujourd’hui, Bilie By Nze devrait répondre à ce qui n’a pas été fait sous sa responsabilité. Quel projet majeur, quelle réforme de structure, quelle vision à long terme peut-il inscrire à son bilan ? Aucun projet comparable à la Cité Émeraude n’a été engagé sous son gouvernement. La critique devient alors non seulement creuse, mais cynique.

Il est facile de commenter depuis les coulisses un chantier que l’on n’a jamais eu le courage de lancer. C’est précisément ce décalage entre les mots d’aujourd’hui et les silences d’hier qui décrédibilise sa prise de parole.

Une tentative de diversion face à une réalité qui avance

La polémique lancée par Bilie By Nze s’inscrit dans une stratégie claire : détourner l’attention des efforts en cours pour reconstruire l’État. Mais ce genre d’attaque n’ébranle pas une vision solide. La transition actuelle assume sa mission de refondation, sans céder aux jeux d’ombres d’un passé encore frais.

Le pays n’a plus besoin de critiques en mal de tribune, mais de bâtisseurs. Ceux qui veulent encore exister politiquement devront le faire par des idées, pas des insinuations.

La Cité Émeraude avance. Et avec elle, une volonté claire : tourner la page des discours stériles pour entrer dans l’ère des actes.

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