Le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce lundi à Libreville l’audience solennelle de rentrée judiciaire des Cours et Tribunaux, marquant l’ouverture officielle de l’année judiciaire 2025-2026. Une présence hautement symbolique, à l’heure où le chef de l’État entend refonder en profondeur les institutions gabonaises, au nom de la transparence, de l’efficacité et de la responsabilité.
En sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’État a rappelé les fondements de son engagement pour une justice indépendante, accessible et respectée. Dans une République en transition depuis l’éviction du régime Bongo en 2023, la justice s’impose comme l’un des piliers de la légitimité retrouvée de l’État.
Les axes de réforme annoncés ce jour s’inscrivent dans cette logique de redressement institutionnel. La modernisation des infrastructures judiciaires progresse, avec l’ouverture imminente de l’annexe du Palais de justice de Libreville, ainsi que la réhabilitation de plusieurs juridictions à l’intérieur du pays. Cette politique vise à rapprocher les services judiciaires des citoyens et à renforcer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, l’adaptation du corpus législatif à la nouvelle Constitution adoptée en avril dernier figure parmi les priorités. Dans un souci de meilleure gouvernance, la création prochaine d’un Secrétariat permanent au sein du Conseil supérieur de la magistrature a été annoncée, de même que la mise en œuvre de travaux d’intérêt général pour les personnes détenues, notamment dans le secteur agricole. Une mesure à la croisée des chemins entre justice réparatrice et politique de réinsertion.
Toutes ces orientations trouvent leur source dans le projet politique du président Oligui Nguema, intitulé « Bâtissons l’édifice nouveau, pour notre essor vers la Félicité ». Le pilier consacré à la gouvernance et aux institutions y dresse une ambition claire : restaurer la confiance des Gabonais dans leurs structures étatiques, à commencer par la justice.
En participant à cette rentrée judiciaire, le président gabonais entend poser un acte d’autorité mais aussi de cohérence. Il s’agit, pour Brice Oligui Nguema, de rappeler que le retour à l’ordre républicain ne saurait se faire sans une magistrature forte, respectée, et véritablement au service du droit et de la nation.
