Le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a poursuivi ce lundi son offensive institutionnelle en se rendant sur le site du futur tribunal de première instance de Libreville ainsi que de la Maison de l’avocat. Une visite de terrain, au lendemain de l’audience solennelle de rentrée judiciaire, qui illustre la méthode du chef de l’État : ancrer la réforme de l’État dans le concret, loin des effets d’annonce.
Le complexe, encore en construction, comprendra trois bâtiments de type R+2, totalisant 166 bureaux. Il accueillera également plusieurs infrastructures indispensables : salles d’audience, de réunion, d’archives, blocs sanitaires et espaces de restauration. De quoi replacer la justice gabonaise dans un environnement plus fonctionnel, à même de répondre aux exigences d’une institution au cœur des tensions sociales, politiques et économiques du pays.
Pour Oligui Nguema, élu président après un coup d’arrêt brutal au régime Bongo, la refondation de l’État passe par des actes visibles, palpables, mesurables. En mettant l’accent sur les infrastructures, il envoie un signal clair : l’efficacité et la crédibilité des institutions passent aussi par leurs fondations physiques. Alors que la Cinquième République peine encore à convaincre certains sceptiques, le président gabonais joue une carte essentielle : réconcilier les citoyens avec leur justice, non par promesse, mais par construction.
