Au Gabon, la grève éducative de quatre semaines, portée par SOS Éducation, montre des craquelures. Les relevés du 19 janvier au 2 février 2026 révèlent un retour de 36,9 % des enseignants, indiquant un relâchement dans l’observance du mot d’ordre malgré les demandes persistantes de salaires et de statuts réguliers.

L’évolution est contrastée : la présence enseignante grimpe de 11,04 % à 36,89 %, mais celle des élèves reste en retrait, de 5,58 % à 29,82 %. Cette asymétrie met en exergue une reprise boiteuse, où les professeurs, sous l’emprise des calendriers d’examens, priorisent la continuité.

Dans le volet technique, 51,56 % des enseignants contrastent avec 28,30 % des élèves, tandis que le secondaire général équilibre mieux à 30,91 % et 31,34 %. L’assemblée du 31 janvier a réaffirmé l’engagement, mais les retours sporadiques suggèrent une fatigue du mouvement sur le terrain.

Territorialement, l’Estuaire excelle avec 73,9 % d’enseignants et 48,2 % d’élèves dans les bases éducatives, opposé aux zones rurales où transports et précarité économique ralentissent tout. Ces écarts interrogent la cohésion nationale du système scolaire.

Les discussions avec le gouvernement s’animent doucement : une accord provincial a été paraphé, boostant les avancements administratifs. Un officiel ministériel voit dans cette partialité un signe de dialogue pragmatique parmi les éducateurs.

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