La crise éducative gabonaise ne se limite pas aux salles de classe. Elle s’exprime aussi dans les conditions de vie des enseignants, devenues au fil des années un facteur silencieux de démotivation et de tensions sociales.
Face à cette réalité, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a engagé une politique axée sur des leviers concrets, à commencer par le logement, souvent relégué au second plan par les précédents gouvernements.
Les chantiers du Lycée technique d’Owendo et du Lycée national Léon Mba illustrent cette inflexion. Des bâtiments R+2, dont 8 au total, destinés à accueillir des enseignants en activité, sont aujourd’hui sur le point d’être livrés.
Pour le pouvoir, ces constructions visent à répondre à un besoin structurel et non à calmer ponctuellement une contestation. Elles s’inscrivent dans une vision de stabilisation durable du corps enseignant.
Dans le même temps, l’État a dressé un diagnostic sévère de l’existant : logements vétustes, occupations irrégulières, dérives foncières héritées de l’ère précédente.
La rénovation et la récupération de ces logements marquent une rupture assumée. Une manière pour Brice Oligui Nguema de montrer que la crise se traite par des réformes, pas par l’attentisme.
