Les images de Sylvia Bongo Valentin en larmes sur un plateau de télévision n’ont pas convaincu tout le monde. Au Gabon, l’ancienne Première dame se retrouve au cœur d’une tempête médiatique après son témoignage dans lequel elle affirme avoir été victime de pressions et de mauvais traitements depuis la chute du régime de son mari.
Mais sur place, beaucoup dénoncent un récit jugé peu crédible. Plusieurs internautes et figures de la société civile estiment que cette interview ressemble davantage à une tentative de susciter la compassion de l’opinion internationale qu’à un véritable témoignage sur les événements survenus après le coup d’État de 2023.
Les critiques pointent notamment les contradictions dans ses déclarations. Durant la période évoquée, Sylvia Bongo a reçu la visite de plusieurs responsables internationaux et diplomates. Pourtant, aucun d’entre eux n’a publiquement évoqué les sévices qu’elle affirme aujourd’hui avoir subis.
Pour une partie de l’opinion gabonaise, ce silence des témoins supposés fragilise fortement la version présentée par l’ancienne Première dame. Certains rappellent également que le régime auquel elle appartenait a longtemps été accusé d’autoritarisme et de gestion opaque des ressources du pays.
Alors que Sylvia Bongo affirme qu’elle ne reviendra plus jamais au Gabon, le débat, lui, est loin d’être clos. Dans le pays, beaucoup considèrent que la priorité reste désormais de faire toute la lumière sur les années de pouvoir de l’ancien système et sur l’utilisation des richesses nationales.
