La réforme des finances publiques entre dans une nouvelle séquence au Gabon. Réuni avec l’ensemble des directeurs généraux des régies financières, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fixé une feuille de route ambitieuse destinée à renforcer les capacités financières de l’État et à soutenir les investissements structurants engagés depuis plusieurs mois.
Les discussions ont principalement porté sur la qualité de la mobilisation des recettes fiscales et douanières. Le chef de l’État a demandé un audit exhaustif des exonérations afin d’en mesurer la pertinence économique et budgétaire. L’objectif est de supprimer les avantages devenus injustifiés tout en maintenant ceux qui favorisent effectivement l’activité économique et l’investissement.
Autre priorité affichée : la transformation numérique de l’administration fiscale. Brice Oligui Nguema souhaite accélérer la digitalisation des procédures ainsi que l’interconnexion des administrations financières afin de renforcer les performances de collecte, de sécuriser les recettes publiques et de réduire les marges d’inefficacité administrative.
Le président gabonais a également appelé à une gestion plus rigoureuse de la dette publique. Il a demandé l’élaboration d’une stratégie de soutenabilité permettant de préserver les équilibres budgétaires tout en confortant la confiance des partenaires techniques et financiers dans la trajectoire économique du pays.
Au-delà des indicateurs financiers, l’exécutif présente ces réformes comme un levier d’amélioration des services publics. Les recettes supplémentaires attendues doivent financer les infrastructures, l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, à l’électricité ainsi que d’autres politiques publiques. Pour garantir leur mise en œuvre, un Conseil de cabinet dédié aux finances se réunira désormais chaque mois.
