À Libreville, le pouvoir gabonais veut accélérer la transformation de l’offre sanitaire. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré le Centre médical d’Akébé « Eugène Tsatsa », l’Hôpital d’arrondissement de la Peyrie « Dr Paulin Obame Nguema » ainsi que le Laboratoire national de santé publique « Dr Vincent Ditsambou ». Trois infrastructures destinées à renforcer la prise en charge des patients dans la capitale et à rapprocher davantage les services de santé des populations.
Le Centre médical d’Akébé dispose d’une capacité de 30 lits, tandis que l’Hôpital d’arrondissement de la Peyrie pourra en accueillir 35. Ces 65 lits viennent renforcer un dispositif sanitaire confronté à une forte demande. Au-delà de l’augmentation des capacités d’hospitalisation, les autorités entendent développer une offre de proximité capable de prendre en charge davantage de patients au niveau des arrondissements et, à terme, de réduire la pression sur les principaux établissements hospitaliers de Libreville.

Cette opération s’accompagne d’un renforcement du Centre hospitalier universitaire de Libreville. Le CHUL a reçu une IRM, deux ambulances et deux véhicules de liaison, mais également des seringues électriques, des extracteurs d’oxygène, des planches de transfert de patients, des défibrillateurs et des dispositifs de visualisation des veines. Des équipements qui doivent améliorer les capacités de diagnostic, d’intervention médicale, de réanimation et de transport des malades.

En multipliant les inaugurations tout en équipant les structures déjà existantes, Brice Oligui Nguema entend agir sur plusieurs niveaux du système de santé : proximité des soins, hospitalisation, diagnostic, urgence et mobilité médicale. Pour les autorités, l’enjeu sera désormais d’assurer le fonctionnement durable de ces nouvelles capacités, notamment à travers la disponibilité du personnel, des consommables et la maintenance des équipements.


