La confiance dans les institutions se joue aussi dans la manière dont la justice fonctionne. C’est autour de cet enjeu que Brice Oligui Nguema a réuni les principaux acteurs de l’institution judiciaire avant l’ouverture de la nouvelle année, prévue le 5 octobre. Le président gabonais entend inscrire les orientations du Conseil supérieur de la magistrature dans une amélioration concrète du service rendu aux citoyens.
La rencontre prolonge la récente session du Conseil supérieur de la magistrature tenue à Port-Gentil. En sa qualité de président de cette instance, le chef de l’État a examiné avec le ministre de la Justice, les responsables des hautes juridictions et le SYNAMAG le suivi des décisions prises. Cette continuité entre délibération et exécution constitue le cœur de la démarche exposée : les orientations institutionnelles doivent trouver une traduction dans l’activité des juridictions.
L’objectif affiché associe trois exigences : efficacité, accessibilité et impartialité. Elles répondent à des enjeux complémentaires. L’efficacité concerne la capacité de l’institution à remplir sa mission ; l’accessibilité, la possibilité pour les citoyens de faire valoir leurs droits ; l’impartialité, la confiance accordée au traitement de leurs affaires. Leur réalisation conditionne la portée pratique de l’État de droit invoqué par la présidence.
La dimension économique occupe également une place dans cette approche. Une justice prévisible contribue à sécuriser les activités et à protéger les investissements. Le fonctionnement judiciaire apparaît ainsi comme une composante du développement du pays, au-delà de son rôle dans la résolution des litiges. Le document fourni ne présente cependant aucun indicateur permettant d’évaluer les progrès attendus sur ces différents plans.
L’écoute des préoccupations des magistrats, saluée par le SYNAMAG, accompagne cette recherche de résultats. Brice Oligui Nguema a insisté sur la planification, la rigueur et la responsabilité dans l’exercice des missions judiciaires. À l’approche du 5 octobre, la question décisive sera celle de l’application : comment les engagements institutionnels se traduiront-ils dans l’expérience des justiciables ?
