Les portes abîmées et les chambres désertées ne doivent plus être le dernier souvenir du Léconi Palace. Sur les hauteurs de Franceville, l’établissement est désormais présenté comme entièrement rénové, modernisé et prêt à accueillir, sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Après des années de fermeture et d’abandon, ce changement redonne une perspective à un lieu qui fait partie du paysage de la ville. Il reste à traduire cette remise en état en accueil effectif et régulier des visiteurs.
L’hôtel avait pourtant été conçu pour recevoir du monde. Construit en 1985 à l’occasion d’un sommet de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale, il disposait d’un emplacement dominant Franceville et d’installations destinées à une clientèle variée. Puis le bâtiment s’était dégradé. En avril 2024, une visite du ministre du Tourisme, Pascal Ogowe Siffon, avait mis au jour des murs fissurés, des sanitaires arrachés et des espaces envahis par la végétation. Le chantier répondait ainsi à une nécessité concrète : rendre de nouveau utilisable un équipement longtemps laissé à l’abandon.

Avant les travaux, une présentation publiée en 2024 recensait 96 chambres, parmi lesquelles six suites présidentielles et douze suites juniors, ainsi que deux restaurants et une grande piscine. Un court de tennis et quatre salles de réunion figuraient également dans les descriptifs du complexe. Pour une ville, réunir hébergement, restauration et espaces de rencontre sur un même site représente un atout pour accueillir des séjours professionnels ou des délégations. La liste définitive des équipements après modernisation reste néanmoins à préciser.
La rénovation a touché les espaces où se jouera désormais l’expérience des clients : les chambres, les lieux de réception et les installations mises aux normes. En avril 2026, plus de 85 % des travaux étaient réalisés, malgré des difficultés pour transporter les matériaux jusqu’au chantier. Brice Oligui Nguema s’y était rendu en août pour en suivre l’avancement. L’achèvement annoncé permet maintenant de déplacer l’attention vers des questions pratiques : quand les clients seront-ils reçus, quels services seront proposés et à quelles conditions ?
Pour Franceville, une activité soutenue au Léconi Palace pourrait se répercuter sur les cuisines, l’entretien des chambres, la maintenance et les commandes aux fournisseurs. Ces perspectives intéressent directement la vie économique locale, mais elles dépendront du nombre de clients et de la régularité de l’exploitation. La rénovation offre donc une nouvelle chance à l’hôtel. La faire durer exigera ce qui lui a manifestement manqué pendant ses années de déclin : un entretien constant et une gestion capable de préserver, jour après jour, la qualité du lieu.


