Au Gabon, la sortie d’Henry Claude Oyima du gouvernement marque un moment clé de la transition conduite par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. En mettant fin aux fonctions du ministre de l’Économie et des Finances, le chef de l’État envoie un message fort : celui d’une gouvernance désormais fondée sur la rigueur, la cohérence et l’exemplarité.
Nommé à la tête d’un super-ministère stratégique, Henry Claude Oyima laisse derrière lui une loi de finances largement critiquée. Plusieurs économistes gabonais, rejoints par des experts internationaux, avaient pointé des incohérences structurelles et une incapacité du budget à répondre aux urgences sociales du pays.
La polémique s’est également cristallisée autour du cumul des fonctions. Resté PDG de la BGFI Bank tout en exerçant des responsabilités ministérielles, Oyima incarnait une incompatibilité dénoncée depuis des mois par la société civile et certains milieux politiques.
Autre sujet de crispation : la taxe d’habitation. Présentée comme un levier fiscal, elle a été massivement rejetée par l’opinion publique, perçue comme injuste dans un contexte de forte pression sur le pouvoir d’achat.
En tranchant, Brice Oligui Nguema affirme sa volonté d’écouter les Gabonais et de préserver la stabilité sociale. Une décision qui s’inscrit dans une stratégie plus large de refondation de l’action publique.


